« Quand t’es dans le désert depuis trop longtemps… »  Ainsi parlait Zarathoustra… Euh, Gérard Blanchard, en fait, et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il faisait chaud ce dimanche matin. Criblés de trous des précédents duels et  ayant laissés sur le carreau de vaillants pistoleros, ce furent 4 daltons qui partirent de Champ Fleuri prêts à en découdre et certainement loin d’imaginer le calvaire caniculaire qui les attendait : du plus petit au plus grand, le Captain « Joe » Gilbert ( Et oui Chris est pas là mais on prendra les mesures à son retour pour savoir qui ,des deux, a pris le plus du ventre durant ces joutes), votre serviteur en « Jack » et , je ne sais qui fait office d’Averel ou de William parmi les 2 restants, Alex ou Olivier, pour n’en vexer aucun ou les deux 😉 .

Nous étions plutôt confiants car nous rejoignons notre dernier recrue phare de l’été, le Neymar des courts de tennis, un mercenaire prêt à dégainer à tout va (attention au bon et au mauvais chasseur toutefois), j’ai nommé « Phil de Fer » Fred. Enfin, rejoignons, rejoignons et demi car nous fûmes premier sur les lieux et à moins le quart avant JC, pas de Fred. Heureusement, l’organisation étant surpeuplée, 5 équipes  pour 6 terrains, Fréd arriva juste avant 9H, ça tombe bien vu qu’il va tirer le premier (décidément, les Français ont une confiance inébranlable. Pas sûr qu’on dirait çà à Kim Jong-un) mais il avait déjeuné et c’est donc sans café qu’il partit affronter David, adversaire solide qui sans faire de zèle, visait directement entre les 2 yeux (et oui, on peut faire la botte de Lagardère avec un pistolet mais aussi une balle de tennis). Le temps de comprendre ce qui s’est passé, 6-0 6-1, Fred aurait dû prendre un café, du coup, il est allé fumer la pipe dans son coin, le calumet de la paix n’étant pas encore de rigueur vu qu’il reste 5 rencontres.

Vint donc mon tour alors qu’il fait de plus en plus en plus chaud, (on est dans le désert, je vous rappelle) pas d’oasis proche (pas la boisson) et très peu d’ombre. Thomas, mon adversaire, me laisse néanmoins un parasol pour moi tout seul, classe. J’appris plus tard qu’il venait d’avoir 15 ans, il était beau comme un enfant, fort comme un homme (Dalida for ever, les magnolias c’est peut-être pour plus tard), mais bon, il faisait ma taille et rien dans sa manière de jouer m’indiquait son âge (en même temps, il est déjà 15-3 mais ils les prennent de + en + jeunes, le prochain aura une raquette et biberon, les paris sont ouverts). Alors qu’il tirait un peu à côté, les débats étaient équilibrés (je tirais un peu à côté aussi), j’ai raté quelques opportunités où il était à découvert sans ressources pour ses constructions (Ah ! Fornite…) et de 4-4, çà bascule à 6-4 et de 2-0 pour moi, 2 balles de break dans le barillet, il y en a une à blanc et une que je tire dans mon pied (pour être poli). Bref, çà plus la chaleur devenue étouffante,  et un petit refrain résonne “In the desert you can remember your name, Cause there ain’t no one for to give you no pain “. Mon adversaire a su profiter de mes largesses au tir, a vidé son chargeur dans les parties les charnues de mon anatomie et enchaîne 6 jeux d’affilée.

2-0 contre nous et cette fois, pas de super roulette russe, décidément, l’Ouest est sauvage.

Pendant notre duel, un terrain s’était libéré et Olivier  affrontait une fine mouche puisqu’il jouait William ancien 15-1. Et malgré une résistance âpre et des coups de fusil à canon scié comme on lui connaît, ce fut bref (on lui dit souvent dans l’intimité mais nous ne colportons pas de rumeurs, vous le savez si vous avez lu l’épisode 2 ou 3, je ne sais plus) 6-1 6-2.

3-0 çà pique un peu mais il n’y a vraiment pas photo (d’ailleurs, à l’époque, il faisait déjà des mannequins challenge  à l’argentique).

Enfin, notre capitaine s’est dit « je vais expédier ce match vite fait, bien fait ». Il n’a pas menti : 6-2 6-0 mais il menait 2-1 au premier. A sa décharge, il savait que Philippe, son valeureux adversaire, était un ancien 0 mais pas kamikaze, et malgré une certaine débauche d’énergie (uniquement de Gilbert, je précise), la cible s’est réduite petit à petit, jusqu’à être intouchable mais pas Clint Eastwood.

4-0 et on a soigné le set average et point average 😉 .

Il est plus de 13H30, nos gorges sont sèches malgré l’approvisionnement régulier au saloon et nous décidâmes de manger un peu et boire, nous intronisons notre récent coéquipier et le réconfortons pour sa première fois car c’est toujours difficile (toute allusion déplacée serait totalement fondée sous la responsabilité de l’auteur..).

Nous attaquons les doubles après moult rafraîchissements (avec ou sans houblons) et c’est plein de confiance que nous retournons sur les terrains arides et hostiles.

Alex et moi faisions la paire 2 contre Thomas et David pendant que Gilbert et Olivier voulait se faire justice eux-mêmes contre Philippe et William.

 Nous fûmes sans pitié et voulions faire savoir que notre force, c’est l’équipe et le double en particulier.

Alex sortit la « gatline », moi, quelques tours d’illusionniste en même temps que le M 6-0 (oui, je sais, il n’existe pas à l’époque du far west mais bon, il n’y a pas qu’au cinéma qu’il y a des anachronismes)  au premier et 6-2 au 2ème. L’honneur est sauf et avec la manière.

Heureusement, car sur le terrain d’à côté, les filles (toute référence à Aurélie serait fortuite. Non, tout est délibéré) euh Gilbert et Olivier résistent et prouvent qu’ils existent (Encore une fois, tout référence…) jusqu’à 4-4 partout au premier mais soudain les chargeurs sont vides, et sans balles, pas de points et pas de victoire.

6-4 6-0 pour une paire de double qui a dû donner du fil à retordre à beaucoup d’équipes.

Nous repartîmes fourbus, fatigués mais la tête haute, en ture vers de nouvelles avenroutes. (Merci, maître GOTLIB)

HK.